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ARKENOR · Expertise écologique

Inventaires faune-flore sur un cycle biologique complet.

Quatre saisons, neuf groupes taxonomiques, un calendrier calé sur la phénologie. Un inventaire limité à une saison est systématiquement jugé insuffisant par l'autorité environnementale. NORMAXIS conduit des inventaires à pression justifiée et à méthodologie traçable.

  • 1 cycle minimum biologique, standard professionnel UPGE
  • 9 groupes de taxons à couvrir, méthodologie complète faune-flore
  • EUNIS typologie européenne des habitats, référence pour Natura 2000
  • 12 mois durée minimale du projet, de l'inventaire à la livraison du VNEI

Principe phénologique

Pourquoi quatre saisons, pas une.

Un inventaire écologique crédible couvre obligatoirement un cycle biologique complet. Chaque taxon a sa période d'activité : flore à la belle saison, oiseaux nicheurs au printemps, migrateurs en transition saisonnière, chiroptères en été, amphibiens lors des reproductions printanières, insectes du printemps à l'automne.

La biodiversité s'observe en mouvement. Chaque groupe taxonomique a sa période d'activité, sa fenêtre de détection, ses indices de présence. Un inventaire qui ignore la phénologie produit un rapport formel mais infondé, et sera rejeté ou invalidé.

SaisonPériodeCe qui s'inventorie
PrintempsMars à maiFlore vernale (bulbes, orchidées) ; amphibiens en reproduction ; oiseaux migrateurs prénuptiaux ; reptiles en héliothermie matinale
Début d'étéMai à juilletOiseaux nicheurs (IPA, points d'écoute) ; flore estivale ; chiroptères en chasse et transit ; lépidoptères et odonates
Fin d'étéJuillet à septembreOrthoptères et coléoptères saproxyliques ; mise bas et élevage des chiroptères ; flore tardive, fructifications ; premiers migrateurs postnuptiaux
Automne, hiverOctobre à févrierOiseaux hivernants et migrateurs tardifs ; mammifères (traces, indices) ; habitats dormants (cartographie hors saison végétative) ; chiroptères en gîte d'hibernation (au cas par cas)

Neuf groupes taxonomiques

Chaque groupe, son protocole.

Flore vasculaire et habitats

Relevés phytosociologiques, cartographie des habitats en typologies EUNIS (standard européen) et Corine Biotopes (référence française), identification des espèces patrimoniales (Liste rouge, protection régionale, nationale, directive Habitats annexes II et IV).

Oiseaux, avifaune

Protocole IPA (Indices Ponctuels d'Abondance) ou EPS (Écoute Préalable Ciblée) pour les nicheurs, points d'écoute à l'aube. Inventaires des migrateurs pré et postnuptiaux. Espèces patrimoniales : annexe I de la directive Oiseaux, Liste rouge nationale et régionale.

Chiroptères

Détecteurs ultrasonores en enregistrement continu (SM4, AudioMoth), analyse acoustique par logiciel (Kaleidoscope, BatExplorer), détection active au D240X. Recherche de gîtes arboricoles, bâti, cavités. Plus de 30 espèces en France, toutes protégées.

Mammifères (hors chiroptères)

Détection par traces et indices (empreintes, laissées, poils), pièges photographiques pour les espèces discrètes (fouine, genette, loutre). Inventaires spécifiques pour les espèces à enjeu (castor, muscardin, écureuil roux).

Reptiles

Transects à vue, inspection de microhabitats (pierriers, murets, vieilles souches), plaques d'observation de type Ginkgo ou bâches. Toutes les espèces françaises sont protégées (arrêté du 19 novembre 2007).

Amphibiens

Écoutes nocturnes des mâles chanteurs (crapaud calamite, alytes, grenouilles), prospection diurne des zones de reproduction (mares, ornières), pêches à l'épuisette pour les larves. Toutes protégées par l'arrêté du 19 novembre 2007.

Insectes, entomofaune

Lépidoptères diurnes (chasse au filet, transect), odonates (libellules et demoiselles, prospection des plans d'eau), orthoptères (sauterelles, criquets, détection auditive en fin d'été), coléoptères saproxyliques patrimoniaux (lucanes, cerfs-volants, pique-prunes).

Poissons et crustacés aquatiques

Pour les projets en contexte aquatique : pêche électrique (sous autorisation préfectorale), DCE, inventaires d'écrevisses à pattes blanches. Coordination avec l'OFB et la fédération de pêche.

Zones humides, double critère

Expertise pédologique (sondages, observation des traits d'hydromorphie selon l'arrêté du 24 juin 2008 modifié) et relevés floristiques (espèces caractéristiques). Les deux critères sont alternatifs : une zone est classée humide si l'un des deux est vérifié (jurisprudence Conseil d'État 2017). Voir l'expertise zones humides.

Pression d'inventaire

Ce qui sépare un dossier accepté d'un dossier rejeté.

La pression d'inventaire désigne l'effort mis sur le terrain : nombre de journées, diversité des périodes, surface couverte, densité des relevés. C'est l'élément que l'autorité environnementale examine en priorité pour juger de la recevabilité du dossier.

Ordres de grandeur professionnels pour une emprise type de 10 hectares en milieu mixte :

  • Flore et habitats : 3 à 5 journées réparties sur les périodes vernale, estivale et tardive
  • Oiseaux nicheurs : 3 passages de 3 à 4 heures en mai-juin à l'aube
  • Chiroptères : 2 à 4 nuits d'enregistrement passif continu et une nuit d'écoute active
  • Amphibiens : 2 à 3 passages nocturnes en mars-avril et avril-mai
  • Reptiles : 3 à 4 passages diurnes au printemps et en début d'été
  • Insectes : 2 à 3 journées par taxon, du printemps à la fin de l'été

Chaque journée d'inventaire est documentée : fiches terrain, photos géoréférencées, GPX des transects, fiches espèces. Ce corpus constitue la pièce probante du dossier réglementaire.

Suite logique

Les livrables construits sur les inventaires.

Repères

Calendrier des inventaires et procédures.

Inventaires écologiques : périodes favorables par groupe

GroupePériode favorable
Flore et habitatsAvril à juillet
Oiseaux nicheursAvril à juin (hivernants : décembre-janvier ; migrateurs : mars-mai et août-octobre)
AmphibiensFévrier à mai
ReptilesMars à juin
Insectes (papillons, libellules, orthoptères)Mai à septembre
ChiroptèresMai à août (parturition) et septembre-octobre (transit)
Mammifères (hors chiroptères)Toute l'année

Procédures environnementales et fait générateur

DossierDéclencheur
Dérogation espèces protégées (CNPN)Atteinte à une espèce protégée (art. L.411-1)
Loi sur l'eau (IOTA)Seuils des rubriques de la nomenclature eau
Évaluation des incidences Natura 2000Projet susceptible d'affecter un site Natura 2000
DéfrichementSuppression de l'état boisé (Code forestier)
Étude d'impactExamen au cas par cas ou systématique selon nomenclature

FAQ inventaires faune-flore

Questions de terrain.

Peut-on réduire un inventaire à une seule saison ?

Non, pas pour un dossier réglementaire. Un inventaire mono-saison est quasi systématiquement retoqué par l'autorité environnementale, la MRAe ou le CNPN comme insuffisant. La seule exception tolérée est le pré-diagnostic (une demi-journée à deux jours) pour qualifier les enjeux majeurs en phase amont. Pour tout dossier opposable, VNEI, CNPN, Natura 2000, loi sur l'eau, défrichement, un cycle biologique complet sur quatre saisons est exigé.

Que faire si le calendrier du projet ne permet pas 12 mois d'inventaire ?

Deux options : (1) séquencer le projet en différant le dépôt du permis du temps nécessaire à l'inventaire complet ; (2) pour les projets contraints, mobiliser des données existantes (ZNIEFF, Natura 2000, atlas départementaux, bases de données naturalistes comme GéoNature, Faune-PACA, SILENE) en complément d'un inventaire ciblé court, en étant transparent sur la pression d'inventaire dans le rapport. L'autorité environnementale peut accepter un compromis si les enjeux sont bien qualifiés.

Qui réalise les inventaires sur le terrain ?

Des écologues taxonomistes, chacun spécialisé sur son groupe (flore, ornithologue, chiroptérologue, herpétologue, entomologue). Un écologue généraliste peut conduire plusieurs groupes proches mais ne peut pas couvrir à lui seul l'ensemble. Notre équipe ARKENOR s'appuie sur des écologues internes et sur un réseau de spécialistes reconnus pour les groupes à enjeu (par exemple un chiroptérologue certifié SFEPM).

Comment sont documentés les inventaires ?

Chaque journée de terrain fait l'objet d'une fiche datée avec : GPX du parcours, photos géoréférencées des stations et des espèces observées, liste des espèces avec abondance estimée, conditions météorologiques, heures de début et de fin, observateur. Les données sont consolidées dans une base SIG (QGIS) avec cartographie des enjeux. Ce corpus est remis au maître d'ouvrage et constitue la preuve de terrain du dossier réglementaire.

Les bases de données naturalistes (INPN, Faune-France) suffisent-elles ?

Non, elles sont complémentaires mais jamais substitutives. Les bases de données fournissent une vision régionale des enjeux (présence connue d'espèces patrimoniales), mais elles ne disent rien de ce qui est réellement sur la parcelle du projet, ni de l'usage qui en est fait (reproduction, alimentation, transit). Seuls les inventaires de terrain fournissent cette donnée localisée, exigée par le dossier opposable. Les bases servent à cadrer la stratégie d'inventaire en amont.

Que se passe-t-il si l'inventaire révèle une espèce protégée imprévue ?

C'est un cas fréquent et structurant. Si l'espèce est présente en tant qu'individu de passage, une mesure d'évitement ou de réduction suffit souvent. Si elle se reproduit sur la zone d'emprise (nid, terrier, gîte), une dérogation L.411-2 devient nécessaire, avec dossier CNPN. Le calendrier du projet peut alors s'allonger de 6 à 12 mois. Anticiper cette éventualité par un pré-diagnostic amont limite le risque.

Votre prochaine opération

Un cycle d'inventaires à programmer pour votre projet ?

Cadrage du calendrier, choix des taxons à couvrir, mobilisation des écologues spécialisés. Un ingénieur nommé vous rappelle.

09 70 70 75 35 10 rue du Lieutenant Parayre, Espace Wagner, bâtiment A2
13290 Aix-en-Provence